À propos…

Je possède une formation de base en informatique, mais je m’intéresse depuis toujours à l’électroniques et plus généralement à la technologie.

Je fais partie de la génération qui a grandi en même temps que l’informatique. Dans les années 80, je n’avais pas d’ordinateur, mais j’allais souvent jouer dans l’école de mon père qui était instituteur. Il y avait là une salle informatique avec des MO5 reliés en réseau et un serveur IBM. C’est là que j’ai découvert les joies de la programmation avec le LOGO (en français) et sa petite tortue.

Pour les jeux, il y avait aussi le langage Basic. Les magazines spécialisés fournissaient des dizaines de jeux à taper sur le clavier mou du MO5 (avant de pouvoir jouer). Mais quand on éteignait le micro ordinateur tout étaient perdu. A moins d’avoir accès à un lecteur de cassettes pour sauvegarder les programmes (ou lire des jeux commerciaux).

A cette époque, je découvrais aussi la magie de l’électronique avec le jeu E.X. Kit de Lansay que j’avais reçu à Noël « Éducatif, passionnant et facile à réaliser ». Il permettait de reproduire de nombreux schémas électroniques en reliant ensemble les blocs de plastique qui contenaient chacun un composant électronique (résistance, transistor, ampoule, condensateur ou simple fil). Comme tous les enfants je voulais fabriquer le fameux détecteur de mensonge…

Quelques années plus tard, j’ai appris à souder en montant des kits électroniques (alarme, interphone, bouton sensitif, variateur d’ampoule…). La plaque était fournie avec les composants qu’il suffisait de souder au bon endroit. Mais je me suis lassé de cette activité car tout est déjà prévu à l’avance et il n’est donc pas possible de modifier, de personnaliser ou d’expérimenter un autre schéma.

L’informatique évolue. Les lecteurs de disquettes et plus tard les disques durs se généralisent. Cela facilite l’enregistrement des programmes et petit à petit, les jeux prennent de l’embonpoint, leurs tailles ne se comptent plus en centaines d’octets mais en kilooctets et puis en mégaoctets. Au lieu de taper du code, la plupart des joueurs achètent et s’échangent les disquettes de jeux qui sont créées par des entreprises spécialisées. Les utilisateurs deviennent des consommateurs, le code source est maintenant un secret industriel et la programmation est désormais réservée aux professionnels.

Petit à petit, l’informatique se démocratise. Les lignes de commande disparaissent derrière l’interface graphique et la souris n’est plus un gadget. Elle est devenue indispensable pour utiliser le système d’exploitation. Copier, ouvrir ou effacer un fichier est aussi beaucoup plus facile et intuitif.
Au début des années 90 j’ai enfin pu acheter mon 1er ordinateur, un Mac Classic (8 MHz de fréquence, 2 Mo de RAM , 40 Mo de disque dur et écran monochrome intégré de 9 »). Il est toujours possible de s’amuser à faire un peu de programmation avec Hypercard sous Mac et QuickBasic sous PC, mais ce n’est plus du tout une activité obligatoire pour l’utilisateur.

Environ 10 ans plus tard, internet commence à pénétrer dans tous les foyers. L’ordinateur remplace le minitel. Il n’est plus seulement réservé aux professionnels, aux joueurs et aux geeks. Même les grands mères commencent à surfer sur internet…

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Dans les années 2000, les programmes ne sont plus disponibles sur disquettes mais sur CDROM (l’installation de MS Office 97 nécessitait 45 disquettes ou 1 CD). La disquette, encore utilisée pour échanger des fichiers personnels sera bientôt remplacée par les clés USB, le modem 56K par les Box internet (ADSL ou fibre optique) et plus tard le DVD remplacera le CD.
Linux et les logiciels libres font de plus en plus parler d’eux. De nombreuses distributions sont disponibles sur CDROM, DVDROM et en téléchargement. Mais Windows conserve son monopole car il est pré-installé sur la plupart des ordinateurs. De tout façon, de nombreux utilisateurs ne savent pas installer un autre système d’exploitation et surtout ils n’en voient pas l’intérêt. Les joueurs, eux n’ont pas vraiment le choix car très peu de jeux sont disponible sous Linux. Cette situation n’a d’ailleurs pas beaucoup évolué.

En 2012, le Raspberry Pi apparait. C’est un ordinateur miniature, capable de surfer sur internet, de faire de la bureautique, d’apprendre à programmer en Scratch et en Python ou de jouer à Minecraft. Mais c’est aussi un véritable couteau suisse pour les bidouilleurs. Il peut très facilement être transformé en serveur, en média centre (Kodi), en borne d’arcades (Recalbox, Retropie). Mais il possède en plus des connecteurs (les bornes GPIO) pouvant être reliés à des capteurs ou des actionneurs et donc d’interagir avec notre environnement. Ce qui permet par exemple de fabriquer une station météo connectée ou de piloter les moteurs d’un robot.
En plus, le système d’exploitation complet tient sur une simple carte SD (micro SD pour les versions suivantes du Raspberry), il est donc très facile de tester plusieurs configurations, de les modifier, de les sauvegarder (et éventuellement de restaurer l’ancienne version si elle fonctionnait mieux).
Et tout ça pour seulement 25 Dollars (tarif officiel). Dans la pratique, il faut plutôt compter environ 35 Euros pour la carte et ajouter aussi un boitier, pour protéger le Raspberry Pi des chocs et de l’électricité statique ainsi qu’une alimentation et une carte SD (ou micro SD). Mais cela reste très abordable pour un ordinateur.
Le succès est fulgurant et dépasse d’ailleurs toutes les espérances de ses créateurs. Les premiers mois il est extrêmement difficile de s’en procurer un (il est constamment en rupture de stock). Rapidement, le système d’exploitation officiel Raspbian (libre et gratuit) bénéficie des nombreuses documentations et améliorations réalisées par la communauté grandissante.
La fondation Raspberry Pi continue de le faire évoluer avec de nouvelles version (2, 3, 3+, Zéro…) et accessoires (écran tactile, hat, cameras…)

Le 1er Raspberry Pi n’avait pas encore de trous de fixation et seulement 26 broches GPIO.

J’ai ensuite découvert l’Arduino (qui est pourtant né quelques années avant le Raspberry Pi). Tout de suite, je suis séduit pas sa simplicité d’utilisation. Pas besoin de carte SD, de système d’exploitation à installer, gérer et mettre à jour régulièrement. L’Arduino ne contient qu’un seul programme à la fois, le dernier installé (téléversé). L’alimentation électrique n’est même pas obligatoire pour commencer à bidouiller, car il peut être alimenté directement depuis le port USB de l’ordinateur. Alors, c’est vrai qu’il faut obligatoirement un ordinateur pour le programmer et qu’il n’est pas autonome comme le Raspberry Pi. Mais il est moins coûteux, plus facile à utiliser et plus spécialisé pour animer modules et composants électroniques. Plus de détails, ICI…